Il est communément admis que le festival de Cannes est élitiste et partial. Certes, quelques palmarès demeurent douteux (cf. Dancer in the Dark ou encore La Chambre du Fils, récompensés abusivement comme pour s'excuser d'avoir raté des oeuvres réellement "palmables" comme Breaking the Waves et Journal Intime) et d'autres ont sombré dans un obscur oubli (cf. les deux palmes d'or de Bille August).
Cependant en y regardant de plus près, les choix du festival apparaissent éclectiques et parfois même audacieux.
En réalité, Cannes n'a jamais hésité à récompenser le film de genre et pourquoi pas de genre bis ! Fargo des frères Coen est loin d'être un choix académique : récompenser un film sur la bêtise humaine, il fallait oser ! Et défendre Crash de David Cronenberg ! N'est-ce pas affirmer une vision cinéphile forte et engagée ?
Ainsi, depuis plus de 50 ans Ingmar Bergman et son Septième Sceau côtoient Dennis Hopper et son Easy Rider lors de la montée des marches. Et l'Eclipse d'Antonioni n'a jamais remis en cause l'estime que l'on a pour Taxi Driver de Scorsese.
Nous vous laissons maintenant libre d'apprécier la teneur de ces propos grâce à une sélection de nos affiches concernant les films primés au Festival de Cannes.